Article du mois de Février: Surpoids et obésité, se réengager dans l’activité physique

Article du mois de Février: Surpoids et obésité, se réengager dans l’activité physique

1 février 2020 0 Par 1moncoachenfant

Surpoids et obésité

Je vous propose dans cet article, un résumé de chapitre publié dans le livre: “L’engagement des élèves en EPS” 2018. Les auteurs sont Olivier Rey, agrégé d’EPS, docteur des universités en STAPS et David THIVEL, maître de conférences habilité à diriger des recherches en laboratoire des adaptations métaboliques à l’exercice en conditions physiologiques et pathologiques.

Quelques définitions

a) Surpoids, obésité et désengagement des activités physiques

Le niveau d’activité physique chez les enfants semble être en déclin depuis une vingtaine d’années. Actuellement, le surpoids et l’obésité touchent le double des enfants par rapport à l’an 2000, c’est à dire respectivement 4,5% et 3,5%.

b) Surpoids, obésité et désengagement

L’enfant en surpoids ou obèse présente un grand risque de désengagement dans les activités physiques et en EPS. Des intolérances à l’effort viennent expliquer ce désengagement, lié à une plus grande fatigabilité. Ainsi, une adaptation doit être faite autour de 2 piliers:

  •  Une adaptation psycho-physiologique dans des activités peu traumatisantes pour les articulations. 
  • Une adaptation psycho-affective passant par le renforcement de la motivation.

c) Le surpoids et l’obésité en lien avec les activités physiques

Le développement de l’obésité est la conséquence durable d’un déséquilibre de la balance énergétique;

  • Soit par une augmentation des apports caloriques ( alimentation)
  •  Soit par une diminution des dépenses énergétiques (sédentarité, absence de pratique physique)

Ce phénomène constitue le cercle vicieux de l’obésité.  L’obésité pathologique reste une minorité des cas. (pietilainen 2008). L’adolescence est une période sensible, propice au renforcement de l’obésité due à des modifications hormonales, cela se cumule à une augmentation des problèmes d’estime de soi et du risque de dépression.

L’activité physique peut améliorer la condition physique objective et la condition physique perçue. 

Apports de la recherche: les conditions de réengagement dans l’activité physique

a) Surpoids et obésité: une barrière à l’engagement physique de l’élève en EPS et de l’enfant dans les activités

Les enfants obèses ont une altération des systèmes respiratoires, cardiovasculaires, métaboliques et ostéoarticulaires, qui contribuent à l’intolérance à l’effort. Il peut donc être observé une difficulté respiratoire à l’effort souvent associée à de l’asthme et une fréquence respiratoire anormale.

b) Les effets d’un réengagement dans l’activité physique sur la condition physique

Il faut privilégier les exercices sans port de poids afin de réduire les contraintes articulaires sur les membres inférieurs. On peut préconiser du cyclisme, de la natation, du rameur par exemple.

Les perspectives professionnelles (de mise en œuvre)

a) Vers une adaptation psycho-physiologique et psycho affective

Les auteurs nous proposent de:

  • Limiter ou fractionner la durée des efforts
  • Multiplier les phases de récupération
  • Augmenter très progressivement l’intensité et la durée d’effort
  • Eviter les sauts et réceptions pour limiter les contraintes articulaires
  • Proposer des rôles variés liés à une activité physique pour favoriser la participation

b) Adapter les activités physiques sur le plan psycho physiologique

L’enfant en surpoids ou obèse pourra bénéficier dans le même temps d’un travail centré sur l’endurance cardio-respiratoire, la coordination motrice et le renforcement musculaire. Chaque enfant doit pouvoir bénéficier d’une évaluation diagnostique de ses capacités physiques. Il faudra privilégier les activités intermittentes d’intensité progressivement élevée.

c) Adapter les activités physiques sur le plan psycho affectif

Un jeune obèse ou en surpoids est rapidement confronté à des jugements négatifs concernant son apparence physique. Notamment due à l’influence de l’idéal de minceur prôné par nos sociétés modernes. Ainsi, il faut valoriser le soi perçu chez ses enfants grâce à des indicateurs de progrès. Rare sont les enfants en surpoids ou obèses motivés par le plaisir de pratiquer une activité physique. Il faut donc construire avec l’adolescent un contrat fait par lui-même qui passe par une motivation autre.

 

J’espère que cet article vous aura fait comprendre certains éléments en terme de sédentarité et de surpoids!

Au plaisir de lire vos commentaires et questions!

 

 

 

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